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dimanche 20 novembre 2011

Simone Martini, Le rétable du bienheureux Agostino, Pinacothèque de Sienne Novello,

Conservé à la Pinacothèque de Sienne, le retable du bienheureux Agostino Novello, mort en 1309, date de 1324.

Le saint et une série de quatre miracles :




  • l'enfant attaqué par le loup

  • l'enfant tombé du balcon

  • le chevalier tombé dans le ravin

  • l'enfant tombé du berceau

samedi 19 novembre 2011

Simone Martini, un paquet de reproductions et un article

Je renvoie vers une page avec pas mal de reproductions dont j'extraie la page de garde de l'exemplaire du Virgile de Pétrarque, de la Bibliothèque ambrosienne de Milan (vers 1336, ou entre 1338 et 1344), enluminure considérée comme une allégorie de la révélation du sens des oeuvres virgiliennes par le commentaire de Servius représentée levant un rideau derrière lequel se trouve Virgile composant son oeuvre ; le chevalier représente l'Enéide, le paysan les Géorgiques et le pasteur les Bucoliques (cf. Medieval Italy : an encyclopedia, tome 2 - Christopher Kleinhenz, John W Barker)


Sur Simone Martini, un article assez complet en ligne sur le site bseditions.fr qui permet de suivre l'ensemble de l'oeuvre avec de nombreuses reproductions - une mise en page où le texte et les reproductions sont malheureusement perdues dans un flux publicitaire...

Simone Martini, Le retour du Christ du temple, Walker art gallery, Liverpool

Le Christ au temple


Egg tempera on panel , 49.6 x 35.1cm
Accession Number WAG2787
As a child, Christ abandoned his parents during a visit to the Temple in Jerusalem and stayed behind to teach among the scholars there. His mother's words on finding him again are written in Latin on the book she holds: 'Son, why have you dealt with us like this?'
The picture is signed and dated in Latin along the bottom edge of the frame: 'Simone of Siena painted me in the year of Our Lord 1342'.
Simone was among the greatest artists of 14th century Italy. This work, however, was painted in Avignon in France, where the papal court was in exile from Rome. This lavish picture was presumably commissioned for private devotion by a high ranking patron, possibly the pope himself.
The jewel-like colours, the use of richly patterned gold and the graceful lines of the figures are characteristic of the Gothic art of France as well as Italy. It is typical of Simone that these decorative qualities do not detract from the solemn emotional drama of the scene which is conveyed through gesture, pose and facial expression.


Simone Martini, Le Portement de croix, Musée du Louvre, Le polyptyque Orsini

Simone MARTINI
Connu à Sienne en 1315 - Avignon, 1344


Le Portement de croix 
Vers 1335
H. : 0,30 m. ; L. : 0,20 m.

Volet d'un petit quadriptyque double face peint pour un membre de la famille Orsini, dont les armoiries figurent au dos du panneau du Louvre. Les autres volets de ce retable portatif sont partagés entre les musées de Berlin (La Mise au tombeau, scié dans son épaisseur) et d'Anvers (La Crucifixion et La Descente de croix, aujourd'hui séparés de L'Ange et de La Vierge de l'Annonciation, qui ornaient à l'origine leur revers).
Pour la datation, les critiques hésitent entre les années 1333, époque où Simone Martini est à Avignon et 1342, date à laquelle le cardinal Orsini décède à Avignon. 

Acquis en 1834





On peut regarder des reproductions intéressantes sur lesquelles on peut zoomer de la crucifixion, de la descente de croix et des deux panneaux de l'annonciation conservés au musée d'Anvers ici :







  • L'annonciation



Simone Martini, Vierge de l'annonciation, Musée de l'Hermitage

Vierge de l'annonciation, Musée de l'Hermitage



Madonna from "The Annunciation" 
Martini, Simone. 
Tempera on panel. 30.5x21.5 cm
Italy. Between 1340 and 1344
Source of Entry:   Collection of Count G. S. Stroganov, Rome.1911

This painting was once the right-hand wing of a folding diptych showing the Annunciation. The left wing, with its image of the Archangel Gabriel, is now in the National Gallery in Washington.
Simone Martini was one of the leading late-Gothic masters. His works are marked by refined colour and linear rhythms, a wealth of ornament and graceful figures. Seated on a cushion, Simone's Madonna is the very embodiment of elegant femininity. Her head bowed, she listens calmly to the words of the heavenly messenger, telling her that she is to give birth to the Saviour of the human race. Here the artist sought to embody not the physical but the spiritual in the appearance of Mary. Her figure seems to have no corporeal volume and rather looks like a silhouette against the warm reddish gold ground.


L'ange de l'Annonciation du National Gallery de Washington
vers 1333



This small panel was originally half of a two-part panel made for private devotion. Rich with textured gold and marked by Gabriel's graceful silhouette, it is typical of Simone’s refined style.
Note the angel's ornate robe. In the decades following Marco Polo's return from China, thousands of caravans traveled the silk route carrying luxurious textiles west. As woven patterns of brocade and damask replaced embroidered and appliqued decoration, Italian cities grew wealthy from textile production and trade. Simone Martini devised new ways to re-create the look of these fabrics, and since much of the original paint of this panel has been lost, it is possible to see his technique. The entire panel, except for the hands and face, was gilded over an underlayer of red. Next Simone painted the angel’s robe in delicate pinks, shadowed with darker tones to define folds and the body. After tracing the outlines of the brocade, he scraped away the paint in the pattern area to reveal the gilding below, and finally textured the gold with tiny punches. This technique may have been inspired by Islamic “sgraffito” (scratched) ceramics, which were imported into Italy.

Simone Martini et Lippo Memmi, La mise au tombeau, Berlin


   

Mise au tombeau

Simone Martini et Lippo Memmi
vers1340
Tempera sur bois
Berlin, Staatliche Museen Preussischer Kulturbesitz

Simone Martini et Lippo Memmi, L'Annonciation des Offices

Grâce au Art Project de Google (faut-il aimer Google ou en avoir peur ? Je n'en sais trop rien. Robert Darnton nous inviterait plutôt à la prudence en ce qui concerne le projet de numérisation des bibliothèques , l'idée de faire dépendre un tel projet d'une seule entreprise privée lui semblant sujet à réflexion. Quoi qu'il en soit, le "Art project" offre un résultat vraiment impressionnant), on peut explorer l'Annonciation des Offices, fruit de la collaboration de Simone Martini et Lippo Memmi.


Après cette reproduction qui vaut ce qui vaut...
allez donc faire un tour du côté de la page d'art project - à laquelle on reprochera cependant de négliger les deux parties droite et gauche de l'oeuvre.
Quand j'aurai le temps, j'irai faire un tour dans le bouquin de Daniel Arasse sur l'Annonciation italienne.
Citons en attendant la légende qui accompagne la reproduction de l'oeuvre dans son ouvrage de jeunesse L'homme en perspective (1978).
L'importance de l'oeuvre tient à la netteté de son choix esthétique, radicalement différent du giottisme. L'effet, l'efficacité de l'image sont dus au rythme linéaire fondé sur la courbe du manteau de Marie qui répond à celle de l'ange : le retrait et l'avancée sont exprimés par le contour plus que par un geste "psychologique" : il en résulte un balancement équilibré où se joue la vie de l'oeuvre. Parfois ressentie comme un signe de proche décadence par suite de son élégance trop "maniérée", l'Annonciation est en fait une oeuvre nouvelle par la subtilité de ses notations spatiales : la main de l'ange, le rameau d'olivier, la branche de lis et le vase présenté obliquement créent la profondeur par superposition, tandis que la précision méticuleuse du détail (marqueterie du trône, livre ouvert, marbre du pavement) garantit la présence de la représentation.
Daniel Arasse, L'homme en perspective,  Hazan, 2008, p.270-271

Simone Martini, Le Saint Pierre du musée Thyssen-Bonremisza

Je renvoie à la belle page sur le site du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid où on peut zoomer sur la reproduction du tableau de Simone Martini représentant Saint Pierre



La page de présentation de l'oeuvre

La page avec le zoom



vendredi 18 novembre 2011

Simone Martini, le polyptique du MET

Pour le plaisir seulement, pour jouir de ce qu'internet nous offre, un petit passage rapide du côté de Simone Martini, Siennois,  né vers 1284,  mort en Avignon en 1344, peut-être élève de Duccio, chanté par Pétrarque :
Mais sûrement mon Simon alla au Paradis,
D'où cette gente dame s'en fut :
Là il la vit et fit son portrait,
Pour faire foi ici-bas de son beau visage
 Grâce à l'incomparable Artcyclopedia, quelques illustrations remarquables offertes par certains musées :



associée à un saint Ansanus et un saint André, considérés comme faisant partie d'un polyptique commandé par le Palazzo Pubblico de Sienne. 







  •  L'ensemble du polyptique