samedi 17 septembre 2011

Codex Manesse

En ces temps de paresse, je cède à la facilité mais aussi au plaisir de faire un post autour de ce si beau codex : le codex manesse. L'essentiel des infos, on les trouvera dans l'article de wikipédia :

- un codex conservé à l'université de Heidelberg

sans doute composé pendant la première moitié du XIVe (1305-1340) pour une famille zurichoise, les Manesse

il consiste en un recueil de poèmes des plus célèbres Minessänger allemands. Il est célèbre pour la série de 137 portraits des poètes présents dans le recueil.

On pourra consulter sur le site de l'Université d'Heidelberg l'ensemble des miniatures remarquablement reproduites :
codex manesse

Quelques reproductions tirées du site :

(les reproductions sur le blog sont assez moyennes, voire médiocres... En cliquant sur les légendes, on peut accéder au site de l'Université où il est possible d'accéder à des reproductions d'excellente qualité)













 Herr Jakob von Warte


Herr Niune


Herr Geltar


Herr Dietmar der Setzer


 Herr Reinmar von Zweter


Der wilde Alexander

On verbal irony, Sperber et Wilson

Quand je serai sérieux, je le lirai et je le prendrai en note ici...

samedi 10 septembre 2011

Yamamoto Sakubei, peintre des mines de charbon au Japon


Vu sur la chaîne éducative japonaise, Kyoiku-terebi, dans l'émission Nichiyôbijutsukan un reportage intéressant sur Yamamoto Sakubei 山本作兵衛(1892-1984), mineur qui à l'âge de 66 ans s'est mis à peindre la vie quotidienne des mineurs, alors qu'ayant perdu son travail de mineur il était devenu veilleur de nuit, surveillant les installations de la mine.
Avant de se lancer dans son oeuvre picturale, il avait rédigé des mémoires pour transmettre aux générations futures son expérience de la mine et celle de ses proches.


Le site du Musée de la mine de Tagawa (Fukuoka) où est exposé l'oeuvre de Yamamoto Sakubei.

La collection rassemblant l'ensemble de ses dessins a été classée au patrimoine mondial de l'humanité (mémoire du Monde) par l'Unesco en 2011.

Une série de reproductions sur le site de l'Unesco.










jeudi 1 septembre 2011

Réflexions en vrac : de l'usage des classiques

A chacun ses classiques ; les classiques dessinent la carte des "lieux" qu'il faut connaître, qu'il est mal vu de ne pas connaître à l'intérieur d'une communauté donnée. Pour les amateurs de films de science-fiction, Stars Wars apparaît comme un classique. Quand je suis arrivé au Japon en 1998, je me suis retrouvé perdu parmi des gens qui sont devenus pour certains mes amis ou tout au moins des connaissances que je fréquentais presque quotidiennement ; pour eux, Dreyer, Murnau, Lang, par exemple, n'existaient pas. Ils étaient hors de leur horizon, comme ces étoiles ou ces univers trop loin de nous pour qu'ils puissent nous concerner. Mes classiques - qui marquaient une certaine appartenance socio-culturelle, assez facilement situable dans le champ français - étaient démonétarisés et je pouvais les reléguer au placard, du moins pour en faire usage dans la conversation. Nos lieux communs différaient.
D'une certaine façon, c'était mieux ainsi. Mieux que maintenant où j'enseigne dans l'antre du savoir - au coeur de l'Institution. Mieux, c'est-à-dire plus simple, plus propre surtout. Je restais seul avec mes auteurs qui ne valaient que pour moi. Ici au contraire, je suis retombé sur mes pieds. Mes pieds sont tombés exactement dans mes chaussures mais il se trouve que ces chaussures sont trop larges pour moi. Tout comme je flotte dans mon costume, ce qui me donne un air un peu ridicule.
Il faut faire avec.

l'entreprise romanesque : points sur lesquels réfléchir

La progressive prise à bras le corps de la réalité sociale et historique par le roman
La manière dont le roman est dans le même temps nécessairement une voix individuelle, l'expression du réel à travers le filtre d'une subjectivité (les réflexions de Zola par exemple sur ce point ; les remarques de Kobayashi Hideo sur le roman comme genre par excellence de la subjectivité ; etc... Je pourrais penser aussi au roman de Roberto Bolano lu récemment Les détectives sauvages - par exemple, comme figure exemplaire et récente de cet universalisme du roman, investi de la mission de rendre compte de la totalité du réel dans sa richesse, sa complexité, et de son subjectivisme absolu, c'est-à-dire du fait que cet universalisme ne peut être réalisé qu'à travers le prisme d'un regard spécifique, subjectif, d'une subjectivité indépassable, celle de l'auteur.
J'écris ça après avoir relu un article sur Flaubert. Le roman du XIXe - Balzac, Stendhal, Flaubert, etc. pour la France - est la mise en place et la réalisation de ce projet.
Ce projet romanesque ne peut être pensé que mis en parallèle avec les autres entreprises de saisie du réel - celle de l'histoire, de la philosophie et même sans doute celle de la science ou des sciences, dès lors qu'elles prétendent à une saisie globale et totalisante du réel. Encyclopédie de Diderot, encyclopédie hégélienne du savoir.

mercredi 3 août 2011

mercredi 20 juillet 2011

Le rouleau illustré "Bandainagon", une copie conservée à l'Université Gakushûin

Accessible en ligne une copie de l'époque Edo du célèbre rouleau "Bandainagon" - l'histoire du courtisant Tomo - (copie conservée à la bibliothèque de l'Université Gakushûin)







Evidemment, beaucoup moins intéressant que l'original, conservé au Musée Idemitsu à Tokyo, mais pas accessible en ligne, excepté quelques extraits.